Salsichório global

[Certa ciência dedica-se a encher salsichas… mas com patente! Ah, as altas patentes: General, Major… e João Salsichão! “Receita pobre para produzir um monstro”. É preciso é encher a tripa de massa – e que alguém a pague! O Marketing encarregar-se-á de rotular de daninho e rudimentar o que é gratuito e espontâneo: a abundância. Ao fim e ao cabo, todas as espécies reproduzidas em cativeiro “assemelham-se cada vez mais a porcos” (inclusive os próprios porcos), e não só os peixes, as uvas, os caracóis a ração… Os médicos dizem que o intestino é “o segundo cérebro”. Então, de igual modo, o cérebro será o segundo intestino? Mente intestinal. Ditado grego: “O peixe, é pela cabeça que começa a feder” (a ranço). Talvez, por isso, o primeiro órgão a extrair durante a mumificação egípcia era a mioleira. Saía toda pelo nariz: “o possível, senão sufoco!”. Era uma piada filosófica (humor negro…).]

Advertisements

Tough head, fragile tail

«Prince Rupert’s drops are relatively simple to make; they’re little more than molten glass dropped into cold water, creating a solid blob with a long, thin tail.

Smacking the fat end with a hammer, pressing it with up to 20 tons of force, or even shooting it with a gun won’t do it a lot of damage.

To break it, however, you only need to tap its tail, which will cause the entire object to disintegrate into a shower of tiny shards.

There aren’t any records on the drops’ origins, but sometime around 1660 Prince Rupert of the Rhine reportedly gave a number of ‘glass bubbles’ to King Charles II of England as gifts, who passed them on to the Royal Society of London to conduct a few studies of their own.

The drops’ remarkable properties were put down to the rapid cooling of the outer surface of the glass, forming a hard shell that allowed the insides to cool and then contract a little slower.

It was this difference in layers – the ‘squeezing’ (or compressive forces) of the outer layer and the ‘pulling’ (or tensile forces) of the core – that was thought to explain both its toughness and fragile tail.»

Source

VITESSE!

«J’étais une parole qui tentait d’avancer à la vitesse de la pensée».

Henri Michaux

 

«Abstraction de toute lourdeur
de toute langueur
de toute géométrie
de toute architecture
abstraction faite: VITESSE! (…)

Allégresse de la vie motrice
qui sape la méditation du mal
on ne sait à quel règne appartient
l’ensorcelante fournée qui sort en bondissant
animal ou homme
immédiat, sans pause
déjà reparti
déjà vient le suivant
instantané
comme en des milliers et des milliers de vertigineuses secondes
une lente journée s’accomplit
La solitude fait des gammes
le désert, les arabesques
la multiplication
indéfiniment réitéré

Signes
non de toit, de tunique ou de palais
non d’archives et de dictionnaire du savoir
mais de torsion, de violence, de bousculement
mais d’envie cinétique

Signes de la débandade, de la poursuite et de l’emportement
des poussées antagonistes, aberrantes, dissymétriques
signes non critiques, mais déviation avec la déviation et course
avec la course
signes non pour une zoologie
mais pour la figure des démons effrénés
accompagnateurs de nos actes et contradicteurs de notre réserve

Signes des dix mille façons d’être en équilibre dans ce monde
mouvant qui se rit de l’adaptation
signes surtout pour retirer son être du piège de la langue des autres
faite pour gagner contre vous, comme une roulette bien réglée
qui ne vous laisse que quelques coups heureux
et la ruine et la défaite pour finir
qui y étaient inscrites à l’avance
pour vous, pour tous

Signes non pour retour en arrière
mais pour mieux « passer la ligne » à chaque instant
signes non comme on repense
mais comme on pilote
ou, ainsi qu’il arrive dans un grand encombrement
quand automate inconscient, on se sent comme piloté

Signes, non pour être complet
mais pour être fidèle à son transitoire
non pour conjuguer
mais pour retrouver le don des langues
la sienne au moins, qui, sinon soi, qui la parlera ?

Écriture directe enfin pour le dévidement
pour le soulagement des formes,
pour le désencombrement des images
dont la place publique-cerveau est en ces temps particulièrement engorgée

Faute d’aura, au moins éparpiller ses effluves.»

 

Henri Michaux (1899-1984), “Mouvements“, 1951.

Mitos do mesmo mundo

«Pertenço a uma geração – supondo que essa geração seja mais pessoas que eu – que perdeu por igual a fé nos deuses das religiões antigas e a fé nos deuses das irreligiões modernas. Não posso aceitar Jeová, nem a humanidade. Cristo e o progresso são para mim mitos do mesmo mundo. Não creio na Virgem Maria nem na eletricidade».

Barão de Teive (Fernando Pessoa), “A educação do estóico”.