The true Dark Web

«… the Internet, our greatest tool for emancipation, has been transformed into the most dangerous facilitator of totalitarianism we have ever seen».

– Julian Assange, introduction, “Cypherpunks – Freedom and the future of the Internet”, 2012.

 

We can not find anything worth in Google anymore: all has been reduced to marketing and propaganda content. The wise have built their own selected Google over the years, preparing themselves for the shortage of free knowledge.

Lesson to be taken: if you are going to ask for political asylum, accept it only from strong States which are unlikely to accept bribes by the “Anglo-American Commonwealth”. There are not many: Russia; maybe, China… Long live the economic resistance.

Those mercenary States, selling human flesh for a bunch of dollars, are going to drag their face in the mud when they find out that the “mirage money” is being gradually devalued since 1971 in face of any real material, that is, for example, flesh.

I hope this dark age follows Roman Empire down the drain. It is just a question of time.

Les règles très strictes de la navigation

«Revenons à la pirogue. En elle, les mythes découvrent le vecteur d’une solution moyenne entre les deux formes extrêmes d’une opposition qui, à défaut de terme intermédiaire, s’abolirait par la conjonction ou la disjonction de ses pôles. Tous ceux qui ont voyagé en pirogue connaissent par expérience les impératifs technologiques qui rendent cet engin merveilleusement propre à jouer ce rôle sur le plan formel. Un voyage en pirogue de quelque durée requiert au moins deux passagers qui remplissent des fonctions complémentaires: l’un propulse l’embarcation, l’autre la gouverne. Ce dernier doit s’asseoir à l’arrière et, pour équilibrer la nacelle, il faut que le premier se tienne à l’avant. Pendant le voyage, ni l’un ni l’autre ne saurait remuer, et à plus forte raison se déplacer, sans imprimer à la pirogue un brusque mouvement qui la ferait chavirer. A aucun moment, donc, les deux passagers ne peuvent être trop près l’un de l’autre; mais, associés dans une commune entreprise, ils ne peuvent non plus être trop loin. L’espace mesuré de la pirogue et les règles très strictes de la navigation conspirent pour les maintenir à bonne distance, tout à la fois ensemble et séparés, comme doivent être le soleil et la lune pour qu’un excès de jour ou un excès de nuit n’embrase ni ne pourrisse la terre.»

– Lévi-Strauss, Mythologiques 3, 1968.

Gulbenkian e os seus anfitriões

«Et puisque les animaux qui peuplent aussi votre beau Jardin sont un peu mes hôtes, j’aurais plaisir à leur témoigner ma sympathie, et je pense que vous voudrez bien accepter pour eux le chèque ci-inclus.»

– Calouste Gulbenkian, correspondência com Fernando Emílio da Silva, Presidente do Jardim Zoológico de Lisboa, 23/04/1952.

«Calouste ruma a Lisboa em Abril de 1942. Faz-se acompanhar pela mulher Nevarte, a secretária e dama de companhia, Mme. Theis, o seu massagista e o chefe de cozinha oriental. Tinha 73 anos. Instalar-se-ia no célebre Hotel Aviz [demolido], na companhia de cerca de uma dúzia de gatos e dos pássaros que adorava, e nunca chegaria a partir.» – Texto biográfico da Fundação Gulbenkian.

«Todas as manhãs, quando os médicos consentiam, um automóvel levava-o para Montes Claros, em Monsanto, que Salazar transformara em parque. Aí, Gulbenkian dava o seu passeio solitário, após o que se sentava debaixo da ‘minha árvore’, tendo primeiro descalçado sapatos e meias para poder sentir a relva debaixo dos pés.» – Jonathan Conlin, O Homem Mais Rico do Mundo – As Muitas Vidas de Calouste Gulbenkian.

«Homem de ciência e sonhador num jardim à minha maneira, são as duas coisas, os dois grandes objectivos da minha vida que não consegui atingir…» – Calouste Gulbenkian

«[O jardim é] a peça principal das suas obras, porque é a mais viva, a mais íntima e a mais delicada, a mais secretamente reservada aos seus devaneios.» – Alexis Leger/ Saint-John Perse (Prémio Nobel da Literatura 1960), correspondência com Calouste Gulbenkian, o qual adquiriu em 1937 os 34 hectares de Enclos (Normandia), com árvores frondosas e pontos de água, para aí manter um jardim. Nele, mandou construir capoeiras e estábulos, onde albergar os seus animais. Em 1973, a Fundação doou a propriedade à cidade de Deauville, na condição de aí fazer um parque. Fonte: Astrig Tchamkerten, “Calouste Sarkis Gulbenkian – O homem e a sua obra”.

Nem hemiplégicos de Esquerda, nem de Direita


Michel Serres, entrevista no programa “Roda Viva”, TV Cultura São Paulo, 08/11/1999.

[05:30]
«Autour de moi, au Brésil, ce qui m’enchante c’est que la plupart des brésiliens ont d’une de généalogie absolument croisée, multiple, complexe, extrêmement riche et que, dans leur corps vivants, ils ont apaisé depuis longtemps les conflits d’aujourd’hui. (…) … tout processus de connaissance c’est un métissage. Pourquoi? Parce que, lorsqu’on parle une autre langue – et je regrette beaucoup de pas parler le portugais -, on a un autre corps, lorsque on pense une autre science, on rentre dans un autre être humain et que, à force de parler plusieurs langues, à force de connaître beaucoup de disciplines, on fabrique en soi un métis intellectuel, et qu’il y a dans la connaissance métisse une sorte de paix entre les disciplines et une sorte d’armistice entre les oppositions de savoir. Eh bien, là c’est une image intellectuelle de ce qui se passe dans la vie réelle au Brésil. Vous avez réussi tellement de métissage entre toutes les populations du monde, parce que au Brésil tout le monde est représenté – des asiatiques, des européens, des américains, des natifs d’Amérique, des natifs de l’hémisphère sud, etc. -, vous avez donc tellement réussie, dans la paix, ce type de métissage, que je crois que vous devriez avoir conscience que vous portez le modèle des solutions aujourd’hui requises par les guerres mondiales».

[13:30]
«Ceux qui ne sont que gauchers ou que droitiers (…) sont des hémiplégiques, c’est-à-dire, ils ont un corps coupé en deux: ils ont un corps qui vit et un corps qui est mort. Dès qu’on apprend les deux côtés, on a les deux côtés qui vivent.»

[22:25]
«Je dirais que, par rapport au Brésil, c’est presque un contre-modèle et que, d’une certaine manière, cette idée que les États-Unis ont diffusé de leur propre image, qu’ils étaient un “melting pot”, est une idée fausse, parce que aux États-Unis règne surtout des communautés diverses: il y a le quartier chinois – dans les villes -, il y a le quartier japonais, il y a un quartier italien et un quartier polonais dans certains cas, et ainsi de suite. Et, par conséquent, les communautés aux États-Unis sont réellement séparés, elles sont groupés par d’autres raisons, des raisons de “american way of life”, façon de vivre, mais il n’y a pas cette communauté globale, que je trouve au Brésil et qui est ce que j’appelais tout à l’heure le métissage. Autrement dit, le Brésil est très fortement, très puissamment, métissé et réussi, de façon réussie – et c’est peut-être la visite au Brésil qui m’a donné l’idée de mon livre dix ans plus tard -, tandis qu’aux États-Unis il n’y a pas de métissage et c’est leur problème. Votre solution c’est leur problème. Et je trouve qu’il y a, pour moi qui suis extérieur aux deux pays, il y a une avance extraordinaire du point de vue social du Brésil sur les États-Unis».

[60:00]
«C’est un animal à triple corps: il est lion, donc c’est un animal de terre; il a des ailes, donc c’est un animal qui vole; il a une tête de vieillard, donc c’est un homme qui pense. Et, donc, quand vous rentrez dans um temple d’Assyrie, vous passez de la terre, le lion, à l’air, l’aigle, et à la pensée, la sagesse du vieillard. C’est par l’intermédiaire de cet animal à triple corps que vous pouvez vous connecter avec un autre monde.»

[81:00]
«Il faut qu’ils aient fait trois voyages: le voyage dans toutes les sciences, le
voyage dans le monde entier, dans les paysages, et le voyage dans le corps social. C’est les trois voyages du philosophe